« Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourras pas t’égarer… » ____________ Rabbi Nahman de Braslav


Ethique

 

Livre

La liberté pour quoi faire ? Montréal, Liber 2011.

Quand elle est chantée sous l’oppression, la liberté n’est rien moins que la revendication d’une dignité humaine. Il faut jouir d’une large liberté pour ne pas ressentir combien elle est vitale ! Mais cela posé, la liberté est-elle la valeur première, à la fois élémentaire et fondatrice de l’être humain, comme le suggèrent les premières déclarations des droits de l’homme ? Est-elle un absolu ? 
Ce livre réfléchit sur une éthique de la liberté, sachant que les libertés concrètes se combattent souvent et que leur hiérarchie des normes diffère selon les circonstances et les urgences qu’elles imposent. La liberté est relative à ses fins et aux droits d’autrui.
Moralement, la liberté personnelle, individuelle ou collective, est une autonomie responsable. Si je suis libre, je suis responsable : c’est moi qui agis, qui m’abstiens d’agir, ou qui obéis. Pas besoin de « prendre » ou d’« assumer » cette responsabilité : elle est. Et c’est elle, ou la capacité que j’en ai, qui constitue ma dignité. Encore faut-il que j’utilise ma liberté. D’être automatiquement responsable ne m’exonère pas de « prendre » ma responsabilité afin d’exercer consciemment ma liberté dans une visée éthiquement fondée : une ambition.

 

(rapporteur) Quelle maîtrise politique des activités commerciales et financières mondiales?
Justice et Paix (Belgique francophone), Bruxelles, 2012.
Justice et Paix-Gouverance 2013.pdf (2 MB)

Suivant la séquence classique « voir - juger - agir », Justice et Paix examine les enchaînements qui articulent le financier, l’économique, le social et l’humain, et défend leur hiérarchisation sous l’égide du politique : c’est au politique qu’il revient de faire des choix moraux collectifs en vue du bien commun.

L’étude de Justice et Paix aboutit à des évaluations radicales, posant autant d’exigences humaines qui ne peuvent être satisfaites tout de suite mais qui devraient être constamment à l’esprit des décideurs, privés comme publics. Dans une perspective plus réaliste, commandée par des urgences humaines, des enjeux d’arbitrage, souvent complexes, sont identifiés et proposés comme autant de questions ouvertes auxquelles nous devons collectivement nous atteler dans notre compétence généraliste de citoyens. Cette compétence est exercée en démocratie par des mandataires élus, avec l’aide de techniciens, en concertation avec la société civile (défenseurs des droits humains, syndicats – ainsi que les communautés de conviction, dont l’Église et ses mouvements).

 

De la transgression. les lois et la liberté. Louvain-la-Neuve, Academia-L'Harmattan, 2018

Les lois, civiles ou religieuses, font partie du cadre de stabilité dont nous avons besoin pour exercer notre liberté. Quand ses normes sont compatibles avec la dignité humaine, le droit est notre premier référent.

Mais les normes juridiques et morales, si nombreuses, entrent fatalement en conflit, entre elles ou avec les contraintes de la réalité. Nous devrons donc nous déprendre de certaines obligations, mais seulement en raison de valeurs que nous jugeons supérieu­res.

En situation, nous sommes seuls à même de reconnaître nos intentions, nos facultés et nos limites, donc de hiérarchiser les normes qui nous motivent. Notre conscience éclairée devient ainsi notre référent ultime. Au risque de la transgression. Ce jugement est fragile mais notre dignité humaine est à ce prix.

Articles et interventions  (depuis 1998)

“Nous ne sommes pas des philanthropes” : L’économie, les affaires et les droits de l’homme.
Bruxelles, Société royale d’économie politique de Belgique, 516, 26.4.2000.
Reflets et perspectives de la vie économique, 4, p.147-154.
P.Löwenthal. Affaires et droits humains 2000.pdf (267,9 kB)

Violence économique, violence politique.
Groupe Martin V (dir.), Violence. Louvain-la-Neuve, PUL, 2003, p.95-104.
 
P.Löwenthal. Violence et économie 2003.pdf (146,2 kB)

Enjeux et conditions de la liberté académique.
J.Allard, G.Haarscher, M.Puig (dir.), L’université en questions. Marché des savoirs, nouvelle Agora, tour d’ivoire? Bruxelles Labor, 2001, p.296-323.
P.Löwenthal. Liberté académique 2001.pdf (394,3 kB)

Justice(s). In: Maurice Chéza (dir.), 
Pour une société plus juste. Outils d’analyse et d’animation. Bruxelles, Lumen Vitæ (Sens et Foi), 2003, p.81-91.

A qui l’Europe se soumet-elle: aux Européens? à l’économie mondialisée? à Dieu?
P.Löwenthal. A qui l-Europe obéit 2006.pdf (316,8 kB)
C.I.L., Pièces à conviction 1. Une conscience pour l’Europe, 2006, p. 5-9.

Trois aspects d’une Europe en extension qui inquiète : L’Europe face à nous, l’Europe face au monde, et l’Europe face à elle-même.

Identité, diversité
C.I.L., Pièces à conviction 2. Une société respectueuse de ses identités, 2006, p. 29-33.
P.Löwenthal. Identité diversité 2006.pdf (219,7 kB)

« Aux questions particulières, il faut des réponses particulières » (Hannah Arendt). C’est dans le discernement moral et la  délibération politique que la force de nos identités s’arbitre avec leur diversité. Cela suppose qu’on croie à la libre responsabilité de chacun et à la légitimité de débats où ces libertés se confrontent. Et ce qui vaut dans la société vaut aussi, au-delà du noyau de la Révélation, dans l’Église.

Peurs et désenchantements
C.I.L., Pièces à conviction 4, Le désenchantement du monde et l’Église catholique, 2006, p. 3-15.
P.Löwenthal. Peurs et désenchantement 2015.pdf (407,7 kB)

Adressé à des professeurs de religion de l’enseignement secondaire, ce texte relie nos peurs (celle de notre liberté, surtout) à l’individualisme, à la marchandisation et au pluralisme culturel qui défient notre identité chrétienne. Il recherche les espaces de liberté et de responsabilité qui nous sont accessibles.

Le statut de l’embryon humain
C.I.L., Pièces à conviction 8, Enjeux éthiques, 2006, p. 35-36
P.Löwenthal. Embryon 2006.pdf (228,2 kB)

La position de l’Église catholique sur la bioéthique au début de la vie (avortement, fécondation assistée, production et manipulation d’embryons) fonde son radicalisme sur l’hypothèse que l’embryon est dès sa conception une personne humaine avec toute sa dignité. Il y a des arguments en faveur de cette thèse, comme aussi à son encontre, mais aucune démonstration théologique, philosophique ni scientifique. L’Église catholique étant isolée dans son intransigeance, la question devrait être réétudiée à nouveaux frais.

Un relativisme moral ?
C.I.L., Pièces à conviction 8, Enjeux éthiques, 2007, p. 37-42.
P.Löwenthal. Un relativisme moral 2007.pdf (241,6 kB)

Le pape Benoît XVI combat le relativisme qui prévaut, notamment, en Europe. Son contraire n’est toutefois pas le dogmatisme et les réflexions proposées font le départ entre le relativisme proprement dit, ouvert sans discrimination ni vraie conviction propre, et la nécessité de mettre ses convictions en perspective de leurs apories ou du respect dû aux autres, dans leurs convictions.

Sur le même sujet :
Faut-il choisir entre moralisme et amoralisme ?

Reliures, printemps-été 2007, p.11-12.

L’anomie, prix du pluralisme ?
C.I.L., Pièces à conviction n° 12, "Laïcité et normes morales", 2007, p.3-12.
P.Löwenthal. Anomie 2007.pdf (324,1 kB)

Engagements universitaires (en collaboration). La Libre, 21 octobre 2008.
https://www.cil.be/files/Engagements%20universitaires.pdf

Universalité et mondialisation dans l’encyclique "Caritas in veritate" de Benoît xvi.
En Question, septembre 2009.

 
     Institutionnaliser l'euthanasie?
     Dimanche, 6.4.2014, p.5.
 

Etre citoyens de l'Europe ?
Bruxelles, ARC, Action et recherches culturelles, Étude, 2014. 21 p.
P.Löwenthal. Etre citoyens de l-Europe 2014.pdf (617,1 kB)